Kebch Al Aîd


Conçu depuis des années par le club social de l'EHTP, le projet Kebch Al Aîd émane de la nécessité de rendre chair à toutes ces valeurs de solidarité et d'entraide sociale, et ce pendant des fêtes religieuses de grande ampleur : il s'agit ici de Aîd Al Adha.

Cette fête que les musulmans célèbrent au dixième jour du mois arabe Dou-Al-Hijja, et dont l'origine remonte au juste fait historique où le prophète Ibrahim reçut l'ordre divin de mettre fin à la vie de son fils Ismaîl en l'égorgeant. Au moment de l'égorgement, la vertu de Dieu voulait que l'Animal substitue à l'Humain. L'âme  du  prophète Ismail  remonta les Sept Cieux vers le paradis où elle demeurera, éternellement. Ce fût le sacrifice pour le Grand Créateur originaire de cette fête religieuse dans la tradition musulmane.

Et comme il n'y a pas  de fête sans sacrifices, toujours est-il que l'amour que nous éprouvons pour notre Prophète Mohammed ne pouvant se manifester qu'en suivant sa Sûnna, oblige l'achat d'un animal à sacrifier. Qu'il soit vache ou taureau, chèvre ou mouton, (assujetties aux normes conventionnelles musulmanes), chacun détermine le choix de l'offrande selon  ses moyens, car tous ces animaux abattus seront investis dans un but plus noble, celui de satisfaire le Grand Seigneur. La situation se complique quant aux familles déshéritées, ou même de classe moyenne écrasées sous le poids des obligations quotidiennes de la vie. C'est là où intervient le Club Social de l'EHTP par l'action de les munir d'un animal à sacrifier, semant d'une part  joie et amour dans les esprits des petits et des grands, et perfectionnant de l'autre cette pratique religieuse. Toutefois, le projet Aîd Al Adha ne se restreint pas au geste donateur par lequel  plusieurs  moutons sont distribués aux familles les plus nécessiteuses. Renouer les fils de fraternité et de solidarité entre les musulmans, renforcer  l'altruisme au dépens de l'égoïsme, et remplir les brèches de défaillances pouvant menacer la stabilité de ce mécanisme corporel auquel le Prophète Mohammed nous compare : " مثل المؤمنين فى توادهم وتراحمهم وتعاطفهم كمثل الجسد الواحد اذا اشتكى منه عضو تداعى له سائر الأعضاء بالسهر والحمى " Il n'a guère été suffisant de servir Dieu, sans pour autant se battre pour que nos confrères s'assujettissent aux mêmes ordres divins, car l'Islam n'est pas une notion d'individualisme, mais favorise au contraire tout acte de générosité, de bonté, et surtout d'humanité.